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Toi aussi tu détestes les pubs sur Internet? Tu fais semblant de ne pas les voir et détournes le regard quand elles apparaissent sur ton écran? Hé hé, on est tous pareils. Je fais ça, moi aussi 😀 Pour contrer ce phénomène, le native advertising a vu le jour. Un format de publicité tout doux et parfaitement intégré, qui n’agresse pas le regard. Je t’explique tout dans cet article 🙂

Quelle horreur, les publicités sur Internet! Elles sont partout!

C’est ce que l’on appelle “le display”.

Tu vas tranquillement visiter quelques sites en prévision de tes prochaines vacances… Et BAM! Les principales agences de voyages se mettent à te poursuivre partout sur ton écran.

Tu jettes un oeil à quelques jolies tenues pour ton bébé? Coucou! Voilà les grandes marques de vêtements pour enfants qui se mettent à te harceler avec leurs derniers petits ensembles à la mode.

Tu te sens agressé. Et tu te mets en rogne.

Voilà précisément pourquoi le native advertising a vu le jour 🙂

Pour proposer des publicités qui n’agressent pas l’internaute.

Native advertising : définition

Le native advertising est un format publicitaire innovant. On le retrouve sur la plupart des grands supports Internet, mais également dans les journaux papier.

Le native advertising est un format publicitaire qui ressemble à s’y méprendre à un contenu ordinaire. Son format, son emplacement et son contenu ressemblent très fort (presque à s’y méprendre) aux autres contenus éditoriaux présents sur le site. La publicité native se fond ainsi dans le paysage, s’intégrant parfaitement au contenu éditorial du site sur lequel elle se trouve.

En gros, le lecteur doit mettre de bonnes lunettes pour la repérer 😀

Résultat : elle n’est pas intrusive pour l’internaute.

Pourtant elle a été payée par un annonceur et le message publicitaire a bien été communiqué.

Regarde plutôt l’exemple ci-dessous.

Un exemple de native advertising publié sur le site web Aufeminin pour la marque C&A

Un exemple de native advertising publié sur le site web aufeminin pour la marque de vêtements C&A. La publicité s’intègre parfaitement dans le contenu éditorial.

Cet exemple illustre parfaitement le native advertising.

Une journaliste web de la rédaction d’aufeminin a écrit pour un annonceur (la marque de vêtements C&A) un article qui s’intègre impeccablement dans sa ligne éditoriale. Elle a intitulé son texte “10 basiques à avoir absolument cet hiver“.

Lorsque tu descends dans l’article, tu retrouves des vêtements tels qu’une marinière, une doudoune fine, un perfecto… tous de la marque C&A bien sûr 🙂

La marque C&A fait du native advertising sur le site web aufeminin

En descendant dans la page web, on retrouve une proposition de 10 vêtements basiques provenant tous de chez C&A

L’article est bien écrit. Il est pertinent. Il prodigue de vrais conseils à la lectrice, il s’intègre à merveille sur le site d’aufeminin et… il a été rémunéré 🙂

Le native advertising : une opportunité pour les annonceurs

Le native advertising est une véritable opportunité pour les annonceursTu l’as compris: le native advertising représente une véritable chance pour l’annonceur. Son message publicitaire arrive sous forme d’article au sein même du contenu éditorial. Il est fluide, non intrusif, et adapté à la cible.

Mais quels sont les sites web qui acceptent ce genre de pratique?

Hé bien, à peu près tous les sites d’information et d’infodivertissement.

Tu peux retrouver ce format publicitaire sur de nombreux sites web : Topito, Minute Buzz, Buzfeed, ELLE, aufeminin, La Libre Belgique, Le Soir, Le Monde, L’Express, etc.

Pourquoi le native advertising ?

Le native advertising est apparu vers 2013 pour deux raisons :

  • Les marques ont envie de fédérer des communautés (et le contenu est un excellent moyen pour y parvenir).
  • Tout le monde – les jeunes consommateurs en particulier – DETESTE la publicité.

Les marques souhaitent de l’engagement

Aujourd’hui, les marques souhaitent créer de l’engagement, impliquer l’internaute autour de leur nom.

Les marques souhaitent créer de l'engagementL’idée est de se montrer créatif afin de susciter la réaction et surtout, l’émotion pour augmenter l’engagement général autour de la marque.

Bien sûr, ce désir d’engagement se travaille. Il n’est pas facile de pousser le consommateur à réagir, à prendre une ou plusieurs actions et à susciter des émotions chez lui.

Pourtant, ce sont les émotions qui font réagir.

Et Bingo ! C’est là qu’intervient le native advertising. Le contenu est un excellent moyen pour aller chercher un engagement très naturel auprès d’une cible bien spécifique.

La génération Z ne supporte pas la publicité

L'internaute ne supporte plus la publicité sur InternetLe native advertising est aussi apparu pour solutionner le problème de la publicité display, totalement à l’agonie.

L’internaute – qu’il soit jeune ou non – a de moins en moins envie de se sentir importuné par des bannières agressives, intrusives et non désirées. C’est ce qu’on appelle le « display ». Ce format publicitaire graphique de type bannière énerve !

D’ailleurs, l’internaute évite au maximum de regarder les bannières publicitaires. Ce phénomène porte un nom : le “banner blindness”.

Le banner blindness (pouvant se traduire en français par cécité aux bannières) est un phénomène d’utilisabilité où les visiteurs d’un site web vont, consciemment ou non, ignorer les bannières publicitaires. On parle également de cécité aux publicités (ad blindness) ou bruit de bannières (banner noise). (Source : Wikipédia)

 

Les publicités display énervent l'internaute

Le format publicitaire graphique de type bannière énerve énormément l’internaute

Sais-tu que 25% des internautes belges font l’usage d’ad blockers pour ne pas être confrontés à la publicité en ligne ?

L’ad blocker est un logiciel antipub. Il supprime les publicités en ligne lors de l’affichage de pages web.

Ce qui est encore plus intéressant, c’est de constater à quel point la jeune génération déteste le display. Ainsi, 47% des Belges de 16 à 24 ans bloquent les publicités en ligne. Il s’agit presque d’un jeune Belge sur deux ! (Source : Digimedia)

Le message est très clair: la génération Z – les jeunes nés entre 1995 et 2015 – ne supporte pas la publicité en ligne. D’où l’importance de créer du contenu dédié pour les marques.

Les avantages du native advertising

La publicité native présente ainsi plusieurs avantages pour l’annonceur.

L’efficacité

L’annonceur profite de la notoriété du média et de son important trafic de fréquentation pour toucher une cible qualifiée, qui a potentiellement besoin de ses produits ou en tous cas, que ses produits peuvent intéresser.

L’engagement

Grâce au média d’information et à la fidélité de ses lecteurs, l’annonceur parvient à créer de l’engagement et à impliquer une communauté autour de son nom.

La visibilité

Le contenu publicitaire étant parfaitement intégré au support, l’annonceur contourne beaucoup plus facilement le problème du banner blindness

Native advertising : place au contenu pertinent !

Journaliste webLorqu’un journaliste ou un copywriter rédige une publicité native, il se pose toujours cette question essentielle :

« Si ce contenu n’était pas payé, le publierais-je quand même sur mon site ? »

Dans 100% des cas, la réponse doit être « oui ».

La publicité native s’intègre parfaitement à la ligne éditoriale du support. Elle intéresse la cible. Si ce n’est pas le cas, le journaliste doit pouvoir refuser la demande de l’annonceur.

Par exemple, un annonceur qui souhaite publier une liste sur le site TOPITO va devoir accepter le ton décalé et familier du site. L’éditeur reste maître de sa ligne éditoriale. Il risque sinon de se décrédibiliser auprès de son lectorat.

Un autre exemple : un article rédigé pour une firme vendant des crédits habitation trouvera difficilement sa place sur un site de presse féminine.

Le média doit rester logique et cohérent.

Quand on parle de chaussettes, venir parler de poires n’a pas de sens.

Le native advertising doit être bénéfique à l’annonceur, au média de diffusion, mais également au lecteur! La publicité native doit bien sûr l’aider à solutionner un problème ou à mieux vivre sa vie, grâce au produit proposé dont il peut, lui en particulier, avoir besoin.

qu'est-ce que le native advertising?

Exemple de native advertising mis en place pour la marque Dior et publié sur le site de ELLE

Dans l’exemple ci-dessus, tu peux voir qu’un contenu native a été spécifiquement rédigé pour la marque Haute Couture Dior. Il a été intitulé “Nos astuces pour avoir l’air de revenir de vacances… sans même être partie!”

Tu retrouves dans cet article un contenu adapté à la ligne éditoriale du magazine ELLE, et un produit qui permet à la lectrice d’avoir un joli teint de pêche, même si elle n’est pas partie en vacances cet été.

Au final, tout le monde y gagne!

Importance de la transparence

Lorsque tu fais du native advertising, la transparence envers le lectorat a vraiment une importance cruciale. Selon une étude, 86% des lecteurs acceptent ce format, à condition que la transparence soit effective.

Les lecteurs sont favorables au native advertising

Selon une étude de De Persgroep et de l’Université d’Anvers, 76% des directions des médias ont un sentiment positif par rapport au native advertising (chiffres de 2016)

Voilà pourquoi, à côté de certains contenus, tu retrouves des mentions du style: featured content, sponsored content, suggested post ou promoted content.

Pour ne pas tromper le lecteur et lui assurer une réelle transparence, TOPITO identifie l’annonceur. C’est le cas, par exemple, sur cette publicité native réalisée pour Senseo.

Native advertising pour la marque Senseo publié sur le site web TOPITO

Native advertising pour la marque Senseo publié sur le site web TOPITO

Comment mesurer les répercussions du native advertising?

Pour mesurer le retour sur investissement d’une pub native, on a l’habitude d’analyser le trafic de fréquentation de la page web concernée. Tu peux aussi analyser le temps de lecture passée sur la page ou l’engagement que la publication a suscité sur les réseaux sociaux.

Tu peux notamment avoir accès à tous ces chiffres en consultant les statistiques de ton site web. Pour cela, utilise des solutions telles que Google Analytics (le service analytics de Google) ou Facebook Insights (le service analytics de Facebook).

Publicité native : quelques exemples concrets de pubs natives

Voici, en image, quelques exemples de publicités natives sur les grands sites d’information, dans la presse féminine, sur Google et sur Facebook.

Sur les grands sites d’information

Sur sa page d’accueil, Le Monde propose un contenu conçu et proposé par Leroy Merlin: “Réutiliser les eaux grises? Et pourquoi pas”.

le native advertising sur les grands médias d'information

Une publicité native publiée pour Leroy Merlin sur le site web du Monde

Dans la presse féminine

Ci-dessous, la page dédiée a été réalisée par la réaction d’aufeminin et commandée par Melisana, une entreprise pharmaceutique.

Ce dossier (que j’ai rédigé moi-même, je te l’avoue 😀 ) informe le lecteur sur les dangers, symptômes et traitements de la cystite en proposant 6 contenus informatifs et qualitatifs autour de ce thème.

Pour ne pas tromper le lecteur, la rédaction a bien précisé à ses lecteurs que le dossier avait été réalisé « en partenariat avec Melisana ».

Native advertising publié sur le site Aufeminin

Sur Facebook

Les posts sponsorisés que tu retrouves dans ton fil d’actualité Facebook sont également des publicités natives. Elles se fondent dans le décor, elles n’agressent pas l’œil. Elles sont particulièrement ciblées.

En fait, si tu vois cette pub, c’est qu’elle risque de t’intéresser VRAIMENT.

Les publicités display énervent l'internaute

En conclusion

Le native advertising constitue une véritable opportunité pour l’annonceur, mais aussi pour le lecteur. Le contenu à forte valeur ajoutée correspond parfaitement aux attentes et aux besoins du lecteur et permet à l’annonceur de gagner en visibilité, en engagement et en efficacité.

POUR ALLER PLUS LOIN
Pour en apprendre davantage sur le native advertising, va vite lire cet article : Concrètement, comment faire du native advertising?

 

A PROPOS DE L’AUTEUR : Isabelle Bontridder est rédactrice web, formatrice en rédaction web et fondatrice de BETTERWEB

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